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Présentation du livre : une prophétie

 

RÉVÉLATION DE JÉSUS CHRIST, que Dieu lui a confiée pour montrer à ses serviteurs ce qui doit bientôt advenir ; cette révélation, il l’a fait connaître à son serviteur Jean par l’envoi de son ange. Jean atteste comme parole de Dieu et témoignage de Jésus Christ tout ce qu’il a vu. Heureux celui qui lit, heureux ceux qui écoutent les paroles de la prophétie et gardent ce qui est écrit en elle, car le temps est proche.

                                                                     

L'Auteur de ce livre prophétique n'est autre que Jésus-Christ et il va se servir d'un ange pour communiquer sous forme de visions et de représentations symboliques avec Jean, le rédacteur de l'Apocalypse.

Jésus insiste sur l’importance d’écouter son enseignement, notre salut-même en dépend car les temps apocalyptiques sont proches.

Adresse et salutation liturgique

Jean, aux sept Églises qui sont en Asie Mineure : à vous, la grâce et la paix, de la part de Celui qui est, qui était et qui vient, de la part des sept esprits qui sont devant son trône, de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, le prince des rois de la terre. À lui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, qui a fait de nous un royaume et des prêtres pour son Dieu et Père, à lui, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. Amen.

Voici qu’il vient avec les nuées, tout œil le verra, ils le verront, ceux qui l’ont transpercé ; et sur lui se lamenteront toutes les tribus de la terre. Oui ! Amen ! Moi, je suis l’Alpha et l’Oméga, dit le Seigneur Dieu, Celui qui est, qui était et qui vient, le Souverain de l’univers.

Dans la bible, le nombre 7 se rattache à la plénitude, la perfection, la puissance, la totalité, la gloire.

Les 7 églises représentent l'ensemble des chrétiens dans le monde et les 7 anges des 7 églises symbolisent les 7 dons de l’Esprit Saint formalisés par Saint Thomas d’Aquin dans sa réflexion théologique qui sont chargés de guider les apôtres qui ont reçus le paraclet:

  • La sagesse : elle fait goûter la présence de Dieu, dans un plus grand compagnonnage avec lui, et un plus grand dynamisme missionnaire. C’est le don contemplatif par excellence.
  • L’intelligence : elle aide à entrer dans le mystère de Dieu, à comprendre de l’intérieur la foi, les Écritures, à distinguer l’erreur de la vérité. Par ce don, chaque chrétien peut devenir un authentique théologien.
  • La science : elle permet de reconnaître Dieu à l’œuvre dans la nature et dans l’histoire, de recevoir le monde comme un don de Dieu. Elle donne le sens de la précarité de l’univers.
  • La force : elle donne la persévérance dans l’épreuve, le courage du témoignage. Elle soutient les martyrs mais aide aussi au quotidien à accomplir son devoir d’état et à vivre le combat spirituel. C’est l’héroïsme de la petitesse.
  • Le conseil : c’est le don du discernement spirituel. Il ajuste ce qu’il convient de faire ou d’éviter, de dire ou de taire. Il dispose à voir clair en soi et dans les autres.
  • La piété : elle fait entrer dans l’expérience de la paternité de Dieu, de sa proximité, de sa tendresse. Elle nous donne la confiance de l’enfant. Elle nous rend proche aussi des autres.
  • La crainte : ce n’est pas la peur de Dieu mais le sens de sa grandeur. La conscience de l’infinie distance entre le Tout-Autre et nous, ses créatures. Ce don suscite une attitude d’humilité et d’émerveillement.

Aucun chrétien ne possède tous les dons (1 Co 12.29-30; Rm 12.6) et personne ne peut attendre des chrétiens qu’ils aient tous le même don. Dans sa grâce et sa sagesse, Dieu a décidé que l’Église serait comme un corps (1 Co 12.14-26), où personne ne peut se penser soit indispensable, soit inutile. L’Eglise en fonction des circonstances politiques externes les réactions du fait des 7 dons ne seront pas identiques. Malgré la proximité de chaque diocèse, tous auront leur physionomie propre, leurs dangers et leurs épreuves, leurs bons ou leurs mauvais côtés particuliers. Chacun des diocèses sont une somme des types d'église, c'est-à-dire de tous les principaux états par lesquels une église ou l'Église peut passer.

Jean qualifie Jésus de diverses façons tel que l’on peut le voir dans le nouveau testament montrant son importance divine comme « l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le témoin fidèle, le premier-né des morts, le prince des rois de la terre, le Rois des Rois, Seigneur des Seigneurs, celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, qui a fait de nous un royaume et des prêtres pour son Dieu et Père, à lui, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. »

Jésus va revenir avec les nuées comme prophétisé par Daniel 7 : 13-14 : « Pendant que je regardais dans mes visions nocturnes, quelqu'un qui ressemblait à un fils de l'homme est venu avec les nuées du ciel. Il s'est avancé vers l'Ancien des jours et on l'a fait approcher de lui. 14 On lui a donné la domination, la gloire et le règne, et tous les peuples, les nations et les hommes de toute langue l'ont servi. Sa domination est une domination éternelle qui ne cessera pas et son royaume ne sera jamais détruit. » Les nuées sont associées à des perturbations dans le ciel, le royaume de Dieu. Jésus reviendra du ciel lorsque la confusion sur la terre sera totale et personne n’y échappera même ceux que ce dernier dérange « ceux qui l’ont transpercé ».

 

VISION INAUGURALE ET LETTRES AUX SEPT ÉGLISES (1,9 – 3)

Moi, Jean, votre frère, partageant avec vous la détresse, la royauté et la persévérance en Jésus, je me trouvai dans l’île de Patmos à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. Je fus saisi en esprit, le jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix forte, pareille au son d’une trompette. Elle disait : « Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Églises : à Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée. »

 

Les Romains ont utilisé l’île de Patmos comme lieu de déportation. Ainsi en 95 après J-C, l’Empereur Domitien y exile l’évangéliste Jean et il y rédige l’Apocalypse.

Jean a une vision qui lui touche son âme car il en est saisi en esprit et il entend derrière lui une voix forte comme une trompette. Sans doute Jean est surpris au son de la trompette qui exprime la puissance de Dieu et son intervention miraculeuse comme dans Josué 6,2-5 « L’Éternel dit à Josué : Vois, je livre entre tes mains Jéricho et son roi, ses vaillants soldats. Faites le tour de la ville, vous tous les hommes de guerre, faites une fois le tour de la ville. Tu feras ainsi pendant six jours. Sept sacrificateurs porteront devant l’arche sept trompettes retentissantes ; le septième jour, vous ferez sept fois le tour de la ville ; et les sacrificateurs sonneront des trompettes. Quand ils sonneront de la corne retentissante, quand vous entendrez le son de la trompette, tout le peuple poussera de grands cris. Alors la muraille de la ville s’écroulera, et le peuple montera, chacun devant soi.»

Pourquoi ces églises d’Asie Mineures ont reçu de telles lettres, à l'exclusion de toutes les autres congrégations d'Asie ou d'Europe ? Si l'on compare entre elles les sept églises de l'Apocalypse, on constate qu'il n'en est pas deux dont les circonstances soient identiques. Malgré la proximité de quelques-unes d'entre elles, elles ont toutes leur physionomie propre, leurs dangers et leurs épreuves, leurs bons ou leurs mauvais côtés particuliers, et chacune reçoit des éloges ou des blâmes, des encouragements ou des menaces qui ne ressemblent nullement à ceux de sa sœur la plus rapprochée. Chacune parait donc avoir été une église-type, et, peut-être, les sept réunies épuisent-elles la somme des types d'église, c'est-à-dire de tous les principaux états par lesquels une église ou l'Église peut passer. Puisque à toute époque et toutes régions du monde, une communauté chrétienne peut ressembler à telle de ces sept églises ou, successivement, à plusieurs d'entre elles, il faut que la nôtre s'efforce de découvrir et de recueillir les avertissements qu'elle doit en recevoir.

 

Je me retournai pour regarder quelle était cette voix qui me parlait. M’étant retourné, j’ai vu sept chandeliers d’or, et au milieu des chandeliers un être qui semblait un Fils d’homme, revêtu d’une longue tunique, une ceinture d’or à hauteur de poitrine ; sa tête et ses cheveux étaient blancs comme la laine blanche, comme la neige, et ses yeux comme une flamme ardente ; ses pieds semblaient d’un bronze précieux affiné au creuset, et sa voix était comme la voix des grandes eaux ; il avait dans la main droite sept étoiles ; de sa bouche sortait un glaive acéré à deux tranchants. Son visage brillait comme brille le soleil dans sa puissance. Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, mais il posa sur moi sa main droite, en disant : « Ne crains pas. Moi, je suis le Premier et le Dernier, le Vivant : j’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles ; je détiens les clés de la mort et du séjour des morts. Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, ce qui va ensuite advenir. Quant au mystère des sept étoiles que tu as vues sur ma main droite, et celui des sept chandeliers d’or : les sept étoiles sont les anges des sept Églises, et les sept chandeliers sont les sept Églises. »

 

Jean se retournai en détachant de la matérialité tout son esprit et toutes ses pensées pour pouvoir comprendre les mystères qui vont lui être dévoilés.

Il a vu en se retournant sept chandeliers d'or pur rappelant la Ménorah utilisée dans le temple pour le culte de Jéhovah par les Israélites. Cette Ménorah chandelier a été fabriqué dans le désert du Sinaï, d’après les instructions données par Dieu lui-même à Moïse, peu de temps après la libération du peuple d’Israël de l’esclavage en Egypte. La Ménorah se compose de sept branches qui représentent les sept jours de la création du Monde. Dans ces sept branches on peut mettre des bougies qui représentent les yeux de Yahvé qui surveillent la Terre. Certaines traditions voient dans la Ménorah la représentation symbolique du buisson ardent à l’intérieur duquel Moïse entendit la voix de Dieu sur le Mont Horeb, elle symbolise donc la lumière divine qui se propage.

Jésus-Christ apparaît en juge au milieu des 7 chandeliers d'or et il porte une ceinture d'or sur sa poitrine, sur son cœur, tout comme le pectoral du jugement était porté sur la poitrine du grand-prêtre (Exode 28:30).

Sa tête et ses cheveux étaient blancs signe de Sainteté et sagesse. Quant à ses yeux, ils sont perçants comme une flamme ardente avec lesquels il juge les cœurs. Ses pieds sont en bronze précieux affiné au creuset très dur et inusable, montrant le précieux instrument d’alchimie divine pour fouler et écraser les impies dans la grande cuve du vin de la colère de Dieu comme dans Jérémie 25:15 : « Oui, voici ce que m'a dit l’Éternel, le Dieu d'Israël: Prends dans ma main cette coupe, remplie du vin de ma colère, et donne-la à boire à toutes les nations vers lesquelles je vais t'envoyer ».

Les sept étoiles sont les sept anges, c'est-à-dire les messagers des sept Eglises chargées déguiser les croyants dans l’obscurité. Jésus les tient dans sa main droite ces 7 étoiles montrant qu’il le chef de l’Eglise tel l'empereur Constantin 1er tel sur son arc de triomphe à Rome où dans sa main droite repose une sphère symbolisant son pouvoir universel. L'expression dénie à l'empereur romain toute autorité ultime sur les chrétiens.

Jésus à une voix comme celle des grandes eaux qui sont les foules et les nations aux langues innombrables auxquelles il s’adresse.

Dans sa bouche il y a un glaive acéré à double tranchant c'est-à-dire le « verbe de Dieu » qui est puissant et redoutable, Jésus est présenté comme chez les prophètes de l'Ancien Testament sous les traits d'un soldat qui terrasse l'adversaire (Psaume 2:8.9; Isaïe 11:1-4). Dans la lettre aux Hébreux, l'épée à deux tranchants est la parole de Dieu qui vient nous aider à discerner le bien et le mal dans notre vie (Hebreux 4,12-13).

Le visage de Jésus brillait comme le soleil, signe de sa divinité qui reflète la lumière du Père comme il s’est manifesté à Saul de Tarse lorsqu’il se rendait à Damas afin d’y persécuter les chrétiens (Actes 9 :3-5).

Jean confirme la présence de Jésus car en le voyant tombe à ses pieds comme mort par crainte suscitée par l’émotion et on ne se prosterne que devant Dieu. Tout comme son Père qu’il imite parfaitement, Jésus utilise sa main droite comme symbole de puissance et de soutien comme dans Isaïe 43 : 10 : « N'aie pas peur, car je suis moi-même avec toi. Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu. Je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens par ma main droite, la main de la justice. » La main droite de Jésus se pose alors sur son apôtre pour le rassurer amicalement devant l’intensité de cette rencontre. Jésus se présente à Jean et il insiste sur le fait qu’il a intégralement et définitivement vaincu la mort et le séjour des morts et qu’il en a les clés car seul lui apporte le salut au monde, et qu’il faut passer par lui pour aller au paradis, à la Jérusalem céleste.

Jésus ne veut pas que Jean garde ces visions prophétiques pour lui et qu’il les retransmette aux chefs de l’Eglise.

Tag(s) : #Première Vision
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