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Les deux Bêtes suscitées par le Dragon

 

Alors, j’ai vu monter de la mer une Bête ayant dix cornes et sept têtes, avec un diadème sur chacune des dix cornes et, sur les têtes, des noms blasphématoires. Et la Bête que j’ai vue ressemblait à une panthère ; ses pattes étaient comme celles d’un ours, et sa gueule, comme celle d’un lion. Le Dragon lui donna sa puissance et son trône, et un grand pouvoir. L’une de ses têtes était comme blessée à mort, mais sa plaie mortelle fut guérie. Émerveillée, la terre entière suivit la Bête, et l’on se prosterna devant le Dragon parce qu’il avait donné le pouvoir à la Bête. Et, devant elle, on se prosterna aussi, en disant : « Qui est comparable à la Bête, et qui peut lui faire la guerre ? » Il lui fut donné une bouche qui disait des énormités, des blasphèmes, et il lui fut donné pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois.

 

Satan est l'adversaire acharné de Dieu et en même temps son singe. Il est un véritable Anti-Dieu. Il a donc son Anti-Christ, quelqu'un en qui il incarne toute son opposition à Dieu. Le prophète Daniel avait un jour aperçu dans une vision un léopard, un ours et un lion, plus une bête redoutable à dix cornes (Daniel 7:1-8). L'analogie est évidente. La bête de l'Apocalypse réunit en elle les traits des quatre bêtes vues par Daniel.

On voit apparaître dans le livre du prophète un lion, un ours et un léopard qui symbolisent les puissances mondiales hostiles au peuple de Dieu (Juifs puis chrétiens) sont, dans l’ordre : l’Egypte, l’Assyrie, Babylone, l’empire Médo-Perse, la Grèce et Rome.

Dans la Bible, les cornes représentent généralement des rois ou des hommes puissants. Le fait que les cornes portent des diadèmes, signe distinctif de royauté, comme confirme Daniel 7 :24 : « Les dix cornes, ce sont dix rois qui surgiront de ce royaume. » La bête possède 10 cornes portant 10 diadèmes représentent les dix rois des dix divisions administratives du nouvel empire mondial renaissant dont la plaie mortelle faite par l’épée mais qui a repris vie. Il s’agit donc d’une renaissance de l’Empire Romain païen qui avait été tué par l’épée du Verbe de Dieu et qui renaîtra. Cet empire par l’intermédiaire de ses rois blasphémera envers Dieu. Les puissances démoniaques se déchaînent, ce qui a pour résultat que les hommes adorent des idoles pendant 3 ans et demi ou 42 mois. Ce puissant empire hostile à Dieu car issue de la mer prétendra apporter la paix mondiale car il arrêtera les guerres qu’il aura créées lors de la 6ème Trompette et sa capitale pourrait être Jérusalem en signe de réconciliation mondiale. 

 

Elle ouvrit la bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer contre son nom et sa demeure, contre ceux qui demeurent au ciel. Il lui fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre, il lui fut donné pouvoir sur toute tribu, peuple, langue et nation. Ils se prosterneront devant elle, tous ceux qui habitent sur la terre, et dont le nom n’est pas inscrit dans le livre de vie de l’Agneau immolé, depuis la fondation du monde.

 

Le mensonge, l'impiété et l'injustice sous toutes leurs formes ont plus de succès que la vérité et la sainteté, étend son règne sur le monde entier, fait la guerre aux saints et parvient même à vaincre ceux d'entre eux qui ne s'attachent pas fermement à la Parole de Dieu comme les deux témoins. Hélas, «remplie d'admiration, la terre entière suivit la bête». Le monde préfère le mensonge à la vérité.

Comment expliquer que la terre qui à secouru la femme céleste, puisse maintenant se faire séduire par la bête ? Malgré l'indépendance de façade du pouvoir politique soi-disant laïque qui autorise tous les cultes, le culte de la bête s'accompagnera d'un plus grand soutien populaire. L'admiration semble très liée au fait que la bête ait survécu à sa blessure mortelle. L’Empire Romain renaissant apparaît invincible, comment ne pas être admiratif devant une institution disparue depuis plus de 500 ans pour sa partie orientale et 1500 ans pour sa partie occidentale.

 

Si quelqu’un a des oreilles, qu’il entende. Si quelqu’un doit aller en captivité, il ira en captivité ; si quelqu’un doit être tué par l’épée, il sera tué par l’épée. C’est ici qu’on reconnaît la persévérance et la foi des saints.

 

Ceux qui sont destinés à la captivité iront en captivité et ceux qui sont destinés à mourir par l'épée mourront par l'épée. La persévérance des saints montre clairement que le message s'adresse aux saints non dans un espoir de vengeance mais dans un espoir de salut.

 

Puis, j’ai vu monter de la terre une autre Bête ; elle avait deux cornes comme un agneau, et elle parlait comme un dragon. Elle exerce tout le pouvoir de la première Bête en sa présence, amenant la terre et tous ceux qui l’habitent à se prosterner devant la première Bête, dont la plaie mortelle a été guérie. Elle produit de grands signes, jusqu’à faire descendre le feu du ciel sur la terre aux yeux des hommes : elle égare les habitants de la terre par les signes qu’il lui a été donné de produire en présence de la Bête ; elle dit aux habitants de la terre de dresser une image en l’honneur de la première Bête qui porte une plaie faite par l’épée mais qui a repris vie. Il lui a été donné d’animer l’image de la Bête, au point que cette image se mette à parler, et fasse tuer tous ceux qui ne se prosternent pas devant elle. À tous, petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, elle fait mettre une marque sur la main droite ou sur le front, afin que personne ne puisse acheter ou vendre, s’il ne porte cette marque-là : le nom de la Bête ou le chiffre de son nom. C’est ici qu’on reconnaît la sagesse. Celui qui a l’intelligence, qu’il se mette à calculer le chiffre de la Bête, car c’est un chiffre d’homme, et ce chiffre est six cent soixante-six.

 

La bête de la terre montre que celui-ci sera un politique issue du peuple de Dieu qui est appelé communément le faux-prophète, c'est-à-dire un anti-pape ou un chrétien adepte du "libre examen". Ce faux-prophète sera quelqu’un de populaire car il prêchera la religion de l'Homme Dieu c'est à dire l'humanisme. Ce faux-prophète aura à l’apparence d’un agneau et il communiquera grâce aux nouvelles technologies de l’information comme internet et la télévision pour avoir le contrôle sur chaque habitant de la planète puisqu’il animera l’image de la bête.

Ce faux prophète produira de grands signes, jusqu’à faire descendre le feu du ciel, c'est-à-dire qu’il octroiera le droit de punir comme Dieu lorsqu’on outrepassera ses lois blasphématoires à l’image des apôtres Jacques et Jean voulaient faire descendre le feu du ciel sur ce village de samaritains parce que les habitants n'avaient pas voulu recevoir Jésus qui montait vers Jérusalem. Or Jésus réprimande Jacques et Jean, comme Il avait réprimandé Pierre qui voulait le détourner du chemin de la croix. On pourrait appliquer à cette réprimande de Jacques et de Jean par Jésus les paroles dites à Pierre : « Tu n'as pas les pensées de Dieu ! » Les pensées de Dieu ne sont pas celles des hommes. Dieu n'est pas quelqu'un qui veut punir le mal au nom de la justice comme Ezéchiel nous dit « Prendrais-je donc plaisir, dit Dieu, à la mort du pécheur ? » Et la réponse est : « Je ne prends pas plaisir à la mort de qui que ce soit ! Convertissez-vous et vivez ! Pourquoi mourir, maison d'Israël ? »

Les signes ne sont pas des miracles. Les miracles sont une interruption des lois de la physique, alors que les signes sont des exploits techniques époustouflants. Le feu descendu du ciel par le faux prophète sur la terre décrirait parfaitement les effets de bombes nucléaires et celles-ci sont saluées comme une prouesse technologique et comme le symbole du maintien de la paix. Les Etats-Unis superpuissance démocratique et pays propagateur des droits de l’Homme dans le monde possède plus de bombes nucléaires qu’il n’en faut pour détruire la planète et c’est le seul pays qui en a déjà fait usage sur des civils, ne serait-il pas une préfiguration d’un agneau qui parle comme un dragon ?

Au nom de la sécurité, les gens sont prêts à renoncer à certaines libertés comme les lois antiterroristes ou la covid 19. Par ailleurs, l’évolution fulgurante de la technologie rend possible la surveillance de chaque citoyen et devient une arme redoutable aux mains d’un dictateur qui chercherait à tout savoir et à tout contrôler et réprimander. Tous ceux qui ne seront pas soumis à la bête se feront tuer. La marque de la bête sera imposée à tous ceux qui lui feront allégeance sur la main droite ou sur le front à l’image de Dieu aux Israélites dans le Deutéronome 6 : 6, 8 : « 6 Que ces commandements que je te donne aujourd'hui restent gravés dans ton cœur. 8 Qu'ils soient attachés comme un signe sur ta main et comme une marque sur ton front » où ils devaient laisser les paroles de Dieu guider toutes leurs actions (main) et leurs pensées (front). De la même manière, la marque de la bête sur la main et sur le front permettra de reconnaître ceux qui laissent le système politique diriger leur vie. Cette marque d'allégeance condamne tous ceux qui ne l'on pas à la mort sociale et physique "personne ne puisse acheter ou vendre, s’il ne porte cette marque". La marque de la bête est 666 qui représente la trinité de l’homme semble directement issue de l'arbre de la connaissance de la kabbale (gnose contemporaine correspondante aux Nicolaïtes de l'époque de Jean), qui comporte 3 colonnes qui permettent l’élévation spirituelle en forme de vav (6) en hébreu. Les 3 colonnes de l'arbre ou 3 vav (666) correspondent aux trois Fêtes de Pèlerinage « liberté, égalité, fraternité », Pessa’h (libération de l’Egypte : liberté), Chavouot (Réception de la Loi par Moïse : égalité devant la loi) et Souccot (fête des tentes : fraternité).

« Liberté, égalité, fraternité » sont la doctrine de la République et se retrouvent aussi dans l'article 1er des droits de l’homme. L’idolâtrie des droits de l'homme, seraient donc probablement la doctrine qui permettra l'arrivée de la Bête. Les kabbalistes gnostiques dont Maïmonide disent que Pourim sera la seule fête observée aux temps messianiques c'est à dire aux temps de la Bête pour les chrétiens, alors même que les autres fêtes disparaîtront. Pourim est une fête juive d’origine biblique et d’institution rabbinique, qui commémore les événements relatés dans le Livre d’Esther : la délivrance miraculeuse d’un massacre de grande ampleur, planifié à leur encontre par Haman dans l’Empire perse sous le règne d’Assuérus (Xerxès Ier). Dans le texte hébraïque du texte massorétique et celui-ci ne cite jamais le nom de YHWH contrairement au texte de la Septante. Le livre d’Esther ne faisait l’unanimité dans Judaïsme au premier siècle car c’est le seul livre qui n’a pas été retrouvé à Qumran. Saint Jean à son époque devait donc déjà être informé du caractère hérétique du texte massorétique du livre d'Esther. A. Abécassis dans son livre « la pensée juive t.3, p. 321 » dit « le temps de la Torah est celui de la révélation ; le temps de Pourim, temps du judaïsme, est celui de l'occultation. Toutes les fêtes d'Israël sont des fêtes de la manifestation divine éclatante, sauf celle de Pourim, fête de l'exil par excellence d'un nouveau temps historique marqué par l'absence. YHWH se cache désormais ; il existe mais on ne le voit plus, on ne l'entend plus ».  En effet la destruction du premier Temple, en 586 avant notre ère, signifia aussi la destruction de la présence de Dieu dans le Temple et se cache de façon immanente parmi son peuple. Voilà pourquoi tous les commentateurs de la Torah estiment que Dieu est bien présent dans le Livre d’Esther mais qu’Il est « caché », qu’Il ne se montre pas comme dans d’autres textes bibliques, qu’Il préfère rester dans l’ombre et se manifester par l’intermédiaire d’autres personnes. 
 C’est donc Esther, une femme qui va sauver le peuple juif alors que dans tous les textes sacrés, la femme est décrite comme un être soumis, attendant l’homme à la maison, s’occupant du repas et des tâches subalternes. Esther est la première, et la seule, qui relève la tête, sans un pleur ni une lamentation, osant affronter les hommes sur leur terrain.  Le livre d'Esther s’achève par la victoire totale du peuple hébreu : politique et religieuse (Mardochée qui est l’oncle d’Esther, est devenu second du royaume de Babylone ainsi que des conversion en masse  des non-juifs).  
On trouve dans le livre d’Esther des éléments dualistes du bien contre le mal ou Esther rappelle la victoire d'Ishtar, déesse babylonienne de la lumière, sur Ouman la divinité de l’obscurité. Ishtar est à la fois déesse de la guerre, et l’incarnation divine de l’amour, maîtresse de la sexualité et de la fertilité. Ishtar est vénérée comme telle en Mésopotamie, et il faut sans doute voir en elle l’ancêtre des déesses-mères. Elle sera Isis  en Egypte, Aphrodite en Grèce, Vénus à Rome, Astarté en Phénicie, Ashthoreth dans la Bible (1 Rois 11:5,33) et elle est représentée sous la forme d’une étoile à 8 branches. Le nombre 8 est messianique, symbole d’une nouvelle création divine, le 8ème jour de la création. Esther permettra le retour d'exil et la reconstruction du Temple. Esther est donc un personnage eschatologique, elle force en quelque sorte la divinité à effectuer un retournement de situation. Esther est donc une figure messianique qui à sauvé sauve les Juifs, provoqua la conversion des non-Juifs (Est 8,17). Esther est la Vierge d’Israël préfigurant le Messie ben Joseph incarné par le peuple juif  dans son ensemble recevant une initiation féminine. Esther est une image de la féminité triomphante, qui propose une voie  sans Dieu pour vaincre le mal. 
Pourim est la fête de l’Homme et qui est son propre messie pour l’union du monde qui devra éveiller les consciences sans l'aide de Dieu contre les oppressions politiques et religieuses par la démocratie. Le monde ne change pas par la passivité mais par les actes. L’homme doit  pour cela doit s’élever au dessus de la nature représentée par la Séphira « Binah » et la maîtriser. 
Le nom hébreu d’Esther est proche de STR qui signifie « se cacher ». Dieu se cache dans Esther et reçoit une lettre supplémentaire : un hé qui symbolise le Nom divin à l’image d’Abram qui est devenu Abraham  « Ton nom de s'énoncera plus, désormais, Abram : ton nom sera Abraham, car je te fais le père d'une multitude de nations" (Gen. 17 :5). » Esther devient donc Hesther qui veut dire en Hébreux « étoile » et « hester panim » veut dire « face cachée de Dieu ». En hébreu, la guématrie d’Esther est  661, et en plaçant devant « he » dont la valeur est 5, on obtient 666 pour « Hester ». Esther de la bible massorétique ou la déesse Babylonienne Isthar est bien la bête de l’Apocalypse de Saint Jean, c'est-à-dire l’Homme Dieu qui se libère par lui-même et  qui s’idolâtre lui-même. N'est-ce pas ce que les premiers martyres Chrétiens ont connus avec le culte de l'Empereur Romain ?  N'est-ce pas ce que les Russes ont connus avec le dictateur communiste Staline qui a envoyé 30 millions de personnes à la mort pour divergences d'opinions ? N'est-ce pas ce que nous sommes entrain de voir avec le transhumanisme où l'Homme cherche à se libérer de sa  propre condition ?

Dans la religion de l'homme Dieu et ses tables de la loi des "Droits de l'Homme", la seule discrimination autorisée est  l'argent, ce qui confirme que personne ne pourra acheter ou vendre s'il n'a pas la marque de la bête. Ceux qui ne feront pas allégeance à la bête seront considérés comme des mauvais citoyens qui devront vivre cachés et en autonomie car ils ne pourrons plus accéder aux emplois et aux magasins.

 

Tag(s) : #Quatrième Vision
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