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Le Livre scellé et l’Agneau

 

J’ai vu, dans la main droite de celui qui siège sur le Trône, un livre en forme de rouleau, écrit au-dedans et à l’extérieur, scellé de sept sceaux. Puis j’ai vu un ange plein de force, qui proclamait d’une voix puissante : « Qui donc est digne d’ouvrir le Livre et d’en briser les sceaux ? » Mais personne, au ciel, sur terre ou sous la terre, ne pouvait ouvrir le Livre et regarder. Je pleurais beaucoup, parce que personne n’avait été trouvé digne d’ouvrir le Livre et de regarder. Mais l’un des Anciens me dit : « Ne pleure pas. Voilà qu’il a remporté la victoire, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David : il ouvrira le Livre aux sept sceaux. » Et j’ai vu, entre le Trône, les quatre Vivants et les Anciens, un Agneau debout, comme égorgé ; ses cornes étaient au nombre de sept, ainsi que ses yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés sur toute la terre. Il s’avança et prit le Livre dans la main droite de celui qui siégeait sur le Trône.

 

Les desseins de Dieu sont inscrits dans un livre «écrit en dedans et en dehors. C'est un livre scellé, ou plutôt un rouleau scellé, un secret auquel personne n'a accès, même pas les anges, patriarches et prophètes. Le sceau de Dieu est sa volonté divine qui est cachée depuis l’origine du monde. Dieu tient ce livre dans la main, ce qui signifie qu'il est seul Maître des destinées du monde et de son Eglise. Tout est dans ses mains et tout y es écrit donc fixé de façon immuable. Plus précisément dans sa main droite, la main forte qui accomplit des prodiges (Exode 15:6; Psaume 44:3), qui est aussi la main de la justice et du salut (Psaume 17:7; 48:10). Le livre est scellé de sept sceaux et on notera à nouveau la présence du chiffre sept est chiffre de Dieu. Sceller est le contraire de dévoiler et quand quelque chose est scellé, il n'y a pas d'action.

Tous les anges sont puissants et élevés en dignité, mais certains le sont sans doute plus que d'autres comme l’ange Gabriel qui signifie en hébreu « puissance et force de Dieu ». L'un d'entre eux éleva la voix et demanda qui était digne de prendre le livre des mains de Dieu et d'en rompre les sceaux. Personne ne l'était. Personne n'est maître du destin du monde et des hommes. En constatant cela, Jean pleure car il ne pourra pas accéder aux secrets de la volonté de Dieu pour son Eglise. Un seul est capable ou digne d'ouvrir le livre de Dieu, Jésus, le Fils de David, car l'Eternel est avec lui.

Le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David et l’Agneau debout comme égorgé sont des images empruntées à l'Ancien Testament. La tribu de Juda y est comparée à un lion (Genèse 49:8-10). Le rejeton de David est le Roi issu de la dynastie de David.

Jésus a sept cornes et encore une fois, un chiffre divin qui montre qu'il est aussi puissant, fort et victorieux. Il a également sept yeux, images du regard pénétrant de celui qui lit dans les cœurs et à qui rien n'est caché. Ces sept yeux sont les sept esprits de Dieu ou les 7 églises ou les 7 dons de l’Esprit Saint chargés de guider les apôtres qui ont reçus le paraclet.

Cet Agneau est «entre le trône», et les «quatre vivants et les anciens» car l’Eglise appartient à Jésus et elle est universelle. Jésus s’avança et prit le livre dans la main droite de celui qui siégeait sur le trône et il montre ainsi la réalisation effective des secrets divins pour son Eglise. Jésus à ainsi reçu de son Père la connaissance des destinées de l’Eglise, et il va pouvoir rendre justice de la main droite pour le salut des hommes.

 

 

Quand l’Agneau eut pris le Livre, les quatre Vivants et les vingt-quatre Anciens se jetèrent à ses pieds. Ils tenaient chacun une cithare et des coupes d’or pleines de parfums qui sont les prières des saints. Ils chantaient ce cantique nouveau : « Tu es digne, de prendre le Livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu fus immolé, rachetant pour Dieu, par ton sang, des gens de toute tribu, langue, peuple et nation. Pour notre Dieu, tu en as fait un royaume et des prêtres : ils régneront sur la terre. » Alors j’ai vu : et j’entendis la voix d’une multitude d’anges qui entouraient le Trône, les Vivants et les Anciens ; ils étaient des myriades de myriades, par milliers de milliers. Ils disaient d’une voix forte : « Il est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et louange. »

Cantique NT 9 4 11

« Tu es digne, Seigneur notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance. C’est toi qui créas l’univers ; tu as voulu qu’il soit : il fut créé.

Tu es digne, Christ et Seigneur, de prendre le Livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu fus immolé, rachetant pour Dieu, par ton sang, des gens de toute tribu, langue, peuple et nation. Pour notre Dieu, tu en as fait un royaume et des prêtres : ils régneront sur la terre. Il est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et louange. »

Toute créature dans le ciel et sur la terre, sous la terre et sur la mer, et tous les êtres qui s’y trouvent, je les entendis proclamer : « À celui qui siège sur le Trône, et à l’Agneau, la louange et l’honneur, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. »

Et les quatre Vivants disaient : « Amen ! » ; et les Anciens, se jetant devant le Trône, se prosternèrent.

 

Le geste est le même que devant le trône de Dieu, les quatre Vivants et les vingt-quatre Anciens se prosternent devant l'Agneau car il mérite la même adoration que son Père.

Les vingt-quatre Anciens et des quatre Vivants font office de lévites, ils tiennent des cithares chanter un cantique nouveau et des coupes d’or remplies de parfums. Ils prient et chantent, et font en même temps monter vers l'Agneau les prières des saints.

Les cithares marquent l’arrivée de l’Esprit de Dieu comme dans le livre de Samuel 1S 23 « Ainsi, lorsque l’Esprit de Dieu venait sur Saül, David prenait la cithare et en jouait. Alors Saül se calmait et se trouvait bien : l’esprit mauvais s’écartait de lui. »

Les vingt-quatre Anciens et des quatre Vivants chantent un cantique nouveau pour louer et glorifier Jésus-Christ qui a offert sa propre vie et versé son sang afin de racheter toute tribu, peuple, langue et nation. Ils proclament le titre de rois et sacrificateurs célestes que l’Agneau donne à ses bien-aimés, et le règne terrestre qui sera la part des rachetés. Ce cantique est dit nouveau car il célèbre avant tout les nouveaux caractères de Christ et les nouvelles gloires dont il est revêtu, sa victoire, son triomphe, ses dignités, son règne dans le ciel et sur la terre, ses droits et ses gloires, manifestés publiquement, et auxquels il associe ses rachetés ; les résultats éternels de son sacrifice ; ceux enfin de sa résurrection qui termine l’ancien ordre de choses pour introduire un ordre de choses tout nouveau.

Depuis Abel, le premier juste, qui a offert à Dieu un agneau en sacrifice, le thème du rachat par le sang a constitué la trame des saintes Écritures comme dans Hébreux 9 :22 : « Or, d'après la loi, presque tout est purifié avec du sang et, s'il n'y a pas de sang versé, il n'y a pas de pardon. »

L'Agneau possède cette dignité, et nous savons sur quoi elle se fonde : il a été immolé dans une obéissance parfaite, rachetant les hommes par son sang pour le salut du monde. L’Agneau est comme Dieu, digne de recevoir puissance, richesse, sagesse, force, honneur, gloire et louange. Des hommes provenant de toute nation, tribu, peuple et langue ont été rachetés par le sang de l’Agneau pour assumer les fonctions éminentes de Rois et Prêtres aux côtés du Tout-Puissant.

Une myriade signifie donc 100 millions donc l'expression « des myriades de myriades » correspond donc à plusieurs centaines de millions. Ce sont plusieurs centaines de millions d'anges qui joignent leurs voix à celles des quatre Vivants et des vingt-quatre Anciens.

Aux voix des quatre Vivants et des vingt-quatre Anciens se joignent celles de myriades de myriades d'anges. Et à ces voix célestes s'unissent celles de toutes les créatures dans les cieux, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s'y trouve bref la création tout entière.

Il restait un seul mot à prononcer: «Amen» par les quatre Vivants. «Amen»,  en l'hébreu veut dire « ainsi soit-il », « que cela soit vrai, se vérifie » mais aussi « en vérité » est une déclaration de foi et d'affirmation.

Lorsque les Vivants prononcent « Amen », les vingt-quatre Anciens se prosternent en se jetant devant le trône de Dieu et ils rendent un hommage au créateur de toutes choses.

Tag(s) : #Seconde Vision
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